Coucou !
On va reprendre tout ca tranquillement
A propos de VPP et VPN :
Un test, c'est n'importe quel geste qui te fournit une réponse négative, positive, ou bien qualitative ou chiffrée.Par exemple, tu fais un test de glycémie, et tu obtiens la valeur chiffrée de ta glycémie (c'est donc un test quantitatif).
Ou bien tu demandes à une personne si elle a des douleurs thoraciques : tu obtiens un oui ou un non (c'est un test qualitatif binaire).
Ces tests sont là pour aider au diagnostic : suivant leur résultat, on oriente les hypothèses. Par exemple, si la personne a une douleur thoracique, on va penser à une affection pulmonaire ou cardiaque. Mais ces tests ne sont
pas tous extrêmement fiables : on ne peut pas affirmer qu'un mec a un infarctus juste à cause d'une douleur thoracique.
Pour juger de la
qualité et de la
précision d'un test vis-à-vis d'une maladie, il existe
4 indicateurs de ton test.
Les deux premiers sont la Sensibilité (= probabilité que le test soit
positif sachant qu'on a la maladie)
et la Spécificité (= probabilité que le test soit
négatif sachant qu'on n'a pas la maladie). Ils sont
intrinsèques au test, c'est-à-dire que
la prévalence n'influe pas dessus :
quel que soit le contexte dans lequel on le place (donc quelle que soit la prévalence) le test aura les mêmes sensibilité et spécificité.

Mais si on se met à la place du patient, plutôt que de vouloir connaître Se et Sp, ce qui nous intéresse c'est "
si j'ai un test positif, à quel point puis-je être certain d'être malade ?".
Les deux autres sont les valeurs prédictives positive et négative (VPP et VPN) ; dedans tu entends "prédiction".
VPP va être la probabilité que le patient soit
malade sachant qu'il a un test positif, et
VPN la proba qu'il soit
non-malade sachant qu'il a eu un test négatif.
Voilà donc à quoi servent ces valeurs.
Elles, par contre,
dépendent de la prévalence : selon le
contexte dans lequel tu l'utilises, les valeurs prédictives du test vont donc varier. Par exemple si j'ai un test pour savoir si un patient a la grippe : sa valeur ne sera pas la même quand 0,5% de la population a la grippe et quand 20% de la population l'a. On dit que VPP et VPN sont
extrinsèques.
Son calcul prend donc en compte la valeur de la prévalence, qui est le "P" dans la formule
Pour la courbe ROC :Je te joins une courbe ROC ici pour que ça soit plus simple :

- courbe roc.PNG (66.51 Kio) Vu 162 fois

C'est une propriété qu'on ait
Sensibilité en ordonnée et 1-Spécificité en abscisse ;

Toi, tu cherches à avoir
à la fois la meilleure Sensibilité possible (tu veux que ton test donne un résultat + à un maximum de malades)
et la meilleure Spécificité possible (tu veux que ton test donne un résultat - à un maximum de non-malades).
Pour cela, il faut
monter en ordonnée pour améliorer la
Sensibilité, et
descendre en abscisse pour améliorer la
Spécificité. On vise donc
le coin en haut à gauche !!
ATTENTION : pour autant, il ne s'agit que d'un
compromis.
La courbe ne change pas, elle est donnée pour un test, et nous on se déplace dessus : on ne pourra donc jamais atteindre le coin supérieur gauche et avoir à la fois une sensibilité et une spécificité parfaite. Pour avoir à la fois une Se et une Sp correctes, on donc choisit généralement de se placer à l'endroit de la courbe le plus proche du coin.
Le faible ou fort pouvoir discriminant, c'est la capacité à bien distinguer les malades des non-malades. C'est donc une notion qui
implique à la fois la Sensibilité et la Spécificité (si tu distingues bien les malades des non-malades, tu donnes bien un résultat + aux malades et un résultat - aux non-malades).
Comme tu veux les deux en même temps, tu vas te placer
au coin supérieur gauche pour un meilleur compromis : on peut donc définir le pouvoir discriminant comme "
lorsque l'on se place au coin supérieur gauche, le niveau de Sensibilité et de Spécificité". Autrement dit, pour avoir le meilleur pouvoir discriminant possible, il faut que la courbe du test soit
la plus proche possible du coin supérieur gauche.
ATTENTION : comme je disais, la courbe ROC ne change pas pour un test donné. Par conséquent,
le pouvoir discriminant d'un test est intrinsèque et n'est pas modifiable non plus.
C'est tout bon ?
