Salut !
Dans les deux cas on va prendre connaissance de la
volonté du patient (directives anticipées, personne de confiance) étant donné qu'il n'est pas capable de l'exprimer.
Lorsqu’elles sont jugées
adaptées à la situation, les directives anticipées du patient
s’imposent au médecin.
Dans le contexte de
l’urgence, les professionnels peuvent s’affranchir des directives anticipées si elles ne leur semblent pas adaptées ou si les proches s’opposent à leur application.
Le médecin peut alors décider d’entreprendre une "
réanimation d’attente" le temps d’évaluer leur pertinence (c'est ce qu'il se passe le plus souvent dans le cas du patient
non en fin de vie inconscient).
Dans tous les cas, il faut organiser une
discussion collégiale associant médecins et paramédicaux présents, mais la recherche de la collégialité ne doit pas conduire à une situation d’obstination déraisonnable.
Donc,
devant un patient est inconscient, on va être plus enclins à le réanimer
(le temps d'évaluer la situation) s'il n'est
pas en fin de vie (un patient en fin de vie est souvent déjà à l'hôpital, on sait ce qu'il en est par rapport à ses chances de survies).Lorsqu'un patient non en fin de vie arrive à l'hôpital dans le coma (par exemple suite à un accident de moto), on va privilégier la réanimation avant de penser à passer en LATA.Si, malgré les thérapeutiques mises en place, on constate que l'on commence à
s'acharner sur ce patient, on envisagera la procédure de
LATA.
Après la discussion collégiale ainsi que l'évaluation des directives anticipées et de l'avis de la personne de confiance
(sachant que suite à un accident par exemple il n'y aura quasiment jamais de personne de confiance si le patient arrive à l'hôpital inconscient car il n'aura pas pu en désigner une), si l'on décide d'arrêter les traitements, dans les deux cas on consignera toute la démarche dans le
dossier médical.On enclenche ensuite la procédure de
LATA.
En gros ce qui change vraiment entre les deux situations c'est le
contexte et donc le caractère adapté ou non des directives anticipées (les chances de survies n'étant pas les mêmes, le risque d'acharnement n'est pas non plus le même).
La démarche est par contre la même après la discussion collégiale.
Ca répond à ta question ?
