Salut !
Nous possédons des récepteurs sensoriels à haut seuil mis en jeu uniquement par des stimulations provoquant des lésions de l'organisme.
Ces stimulations nocives mettent en jeu des "nocicepteurs", dont l'activité provoque une sensation consciente particulière : la douleur.
La nociception est le processus sensoriel à l'origine du message nerveux qui provoque la douleur. Une
douleur par excès de nociception est le mécanisme le plus couramment rencontré dans la majorité des douleurs aiguës (traumatiques, infectieuses, inflammatoires, cancers).
La douleur nociplastique est une douleur qui résulte d'une altération de la nociception, malgré l'absence d'évidence claire de lésion de tissu. En gros on a mal mais il n'y a pas de raison (lésion) apparente.
Il s'agit donc de douleurs dysfonctionnelles : ce sont des douleurs liées à une perturbation des voies de la douleur : sensibilisation centrale (médullaire ou cérébrale), atteinte des contrôles inhibiteurs descendants
(ex : fibromyalgie, maladie au cours de laquelle le patient a mal sans qu'on lui trouve de lésion, et pouvant être d'origine psychologique, somatique, infectieuse, hormonale...)."Donc une douleur peut être livrée a une atteinte de toute partie du système de nociception ou à un dysfonctionnement de ce système, en particulier du système de modulation (frein de perception)" : en gros une douleur peut être due à une lésion sur tout le trajet de l'information (nocicepteur, voies de conduction, moelle...), à un phénomène nociplastique (dysfonctionnement de la nociception), à un problème au niveau des systèmes qui intègrent l'information douloureuse et en modulent l'intensité... Cette phrase rappelle qu'
il n'y a pas qu'une lésion d'un organe qui peut faire mal à un patient.
Retenez surtout l'exemple de la douleur nociplastique (douleur réelle mais pas de lésion). Tout ce qui est systèmes de modulation c'est vraiment hors programme (et surtout je ne vois pas le prof faire tomber quelque chose comme ça en éthique), vous en avez un exemple dans le cours mais il existe beaucoup d'autres manières de moduler l'information douloureuse.
Le prof parle surtout de ça en éthique pour vous sensibiliser au fait qu'il ne faut pas sous-estimer la douleur d'un patient si l'on ne voit pas (cliniquement ou à l'aide d'examens complémentaires) la cause de sa plainte.
C'est plus clair ?
