Re coucouuuu
En fait, on n'est jamais assez surpris avec Marcuccu (

) voici une petite
(longue) rep de la prof qui pourrait t'aider
(bon elle raconte un peu sa vie mais on comprend le truc) :
Dans le cours il est dit que le modèle anglo-saxon est casuistique (qui s'appuie sur des cas particuliers).
Cependant, plus tard il est également dit que l'utilitarisme est une casuistique conséquentaliste (on laisse de côté les cas un peu trop singuliers)."
Faites-vous la différence entre le modèle anglo-saxon / américain concernant l'arrêt des soins (modèle qui tend à faire valoir les situations particulières, dans un contexte d'arrêt des soins) et le modèle utilitariste (consistant en une maximisation du bien-être pour le plus grand nombre) ?
Si oui, quelle est cette différence ?
➢ Tout d’abord, le conséquentialisme consiste à considérer les effets des actions (les conséquences, ce qui résulte de l'acte) plutôt que les intentions.
La casuistique opère « au cas par cas » plus que sur des cas particuliers. Ce qui compte ce n’est pas la rareté de la situation mais sa spécificité dans un contexte donné : on l'étudie sous tous les angles.
Dans l’utilitarisme, on va écarter les deux extrêmes de la courbe de Gauss. En effet, il s’agit de maximiser le bien-être (avec une définition liée à l’économie) pour le plus grand nombre de personnes.
Le principisme qui prévaut actuellement dans l’analyse des situations en éthique biomédicale, bien que critiqué, est un « mix » de déontologisme (primauté du devoir) et d’utilitarisme. Ce qui manque dans le principisme, ce sont les grands principes internationaux que l’on retrouve dans le droit médical français (par exemple dignité des personnes, information claire loyale et adaptée, etc.).
L’utilitarisme a pour tropisme de prédilection la philosophie anglo-améraicaine. Mais toute la philosophie anglo-saxonne et/ou américaine n'est pas utilitariste.
Dans un contexte d'arrêt des soins, si on étudie le cas sous l'angle du principisme, on va retrouver l'influence de l'utilitarisme principalement pour le principe de justice par répartition. En effet, c'est le principe le plus marqué par la question de la maximisation du bien-être pour le plus grand nombre. Comment distribuer au mieux les ressources (= l'argent, le temps, les personnes qui vont soigner, les pansements, les produits...) dans un contexte où elles sont limitées voire où il y a pénurie ?
Le risque est d'abandonner les patients qui vont bientôt mourir en considérant qu'ils ne vont pas maximiser le bien-être, au sens où ils ne sont pas économiquement "rentables"...
Vous avez peut-être vu passer durant le Covid des propositions de grilles de score de prise en charge des patients considérant le critère de l'utilité sociale. C'est une approche utilitariste.
Faut-il faire de l'argent et de l'utilité économique et sociale des patients des critères de tri dans le soin ? Jusqu'à quel point ?...
Dans le contexte des soins palliatifs, c'est choquant.
Or, les soins palliatifs peinent encore à se développer faute de ressources pécuniaires, matérielles...

Donc en fait l'utilitarisme est bien un modèle anglo-saxon, mais comme elle dit y'a pas que de l'utilitarisme dans les pays anglo-saxons
Voilà voilà, après je te conseille de ne pas trop de prendre la tête sur tout ça, même si elle kiffe les trucs philo elle sait que ça reste une épreuve d'éthique et elle devrait rester simple
Courage
