Salut à tous, encore désolé pour le temps de réponse
Bon, alors en fait quand Gilson se met à partir en live et à parler vite, il fait des petites erreurs, d'où la difficulté de compréhension.
"En ce moment on commence beaucoup d'études sur ces protéines et on va mieux comprendre les mécanismes. De plus, on n'est pas toujours obligé de fusionner la protéine entière, on peut aussi fusionner seulement des domaines, donc une partie de la protéine."
Dans tout cet exemple, Gilson parle d'un gène, ou d'une protéine hybride hypothétique. Il ne prend pas d'exemple précis, il parle dans l'absolu.
En fait on devrait parler de gènes codant pour des protéines pour être exacts. On ne va pas faire fusionner (par recombinaison homologue ou illégitime) le gène complet avec notre ADN mais un gène tronqué, ou modifié. Pour modifier un gène, tu changes quelques bases azotées dans ta séquence. En fait, une on "invente une mutation" qui pourrait éventuellement se produire dans la vraie vie. Mutation non sens (on tronque le gène, donc la protéine sera plus courte => structure 3D différente => fonctions différentes... => ... ) ou mutation faux sens (on change quelques nucléotides).
Pour la fusion des domaines, c'est pour observer quelle partie de la protéine va faire quoi (une partie peut servir de ligand, un autre avoir une activité enzymatique et une autre encore avoir une activité enzymatique différente. Tout ça sur la même protéine. Par exemple si tu veux étudier uniquement la tige d'une protéine de kynésine, et ben tu vas isoler la séquence du gène qui code pour cette partie de la protéine. Et tu ne vas fusionner avec ton ADN que cette partie du gène.
Comme l'a très bien dit max, c'est exactement ce qu'on fait les chercheurs pour obtenir des variants de GFP. Ils ont remplacé quelques nucléotides à droite à gauche sur le gène codant pour la GFP et ont pu faire varier les spectres d'emission et d'absorption de la protéine.
Bon courage et à bientôt !