Salut à vous 2 !
Alors pour moi, on
fixe une cellule chimiquement pour qu'elle
arrête de "bouger", de
transcrire/traduire, de faire tout un tas de
réaction biochimique. Le problème, c'est que ça la
dénature un peu ! La cellule va engager des processus pour
répondre à cette agression par l'
agent chimique. Du coup la cellule va être modifiée.

En MET, on fait une fixation chimique et ensuite on va faire des répliques en métal ou n'importe quelle autre technique qu'on connaît bien maintenant!
Donc le problème ne vient pas de la vaporisation de métaux (puisque la cellule ne bouge déjà plus), ils servent juste à visualiser une structure immobile. Donc il n'ont pas d'impact. Le problème c'est qu'ils vont nous permettre de visualiser une structure qui a potentiellement été modifiée (dénaturée) par la fixation chimique.

Ici, au lieu fixer chimiquement nos cellules, on va les
fixer par congélation. On se doute que comme c'est une
congélation très rapide (Gilson a insisté sur ce point durant le cours), la
cellule n'aura
pas (
ou très peu)
le temps de réagir à cet élément perturbateur qu'est la baisse de température. Cependant il est quand même possible que durant cette fraction de seconde (ou ces quelques secondes, je n'ai pas l'ordre de grandeur dans la tête) la cellule amorce des processus de réponses à ce changement de conditions. C'est pour ça qu'on dit que la cryofracture ne fait que "limiter" les risques de dénaturation. (Enfin elle les limite quand même pas mal !!)
Le problème ne vient pas de la vaporisation ultérieure de métaux lourds. Encore une fois, la vaporisation ne va pas modifier notre cellule puisque la cellule est déjà immobile ! Donc la vaporisation ne contribue pas à la dénaturation de la cellule !
Voilà, j'espère avoir été clair, travaillez bien les choux !