Coucou,
Alors, voilà ce qui est dit sur l'ADL de la Haute Autorité de Santé:
1. Une tumeur ovarienne peut atteindre un volume important avant de
provoquer des symptômes abdominopelviens, qui peuvent être très
variés et ne sont jamais spécifiques.
2. Devant ce type de symptômes récents et perdurant depuis quelques
semaines, il faut :
réaliser un examen clinique complet, incluant un examen
abdominal, la palpation des aires ganglionnaires et les touchers
pelviens (vaginal et rectal) ;
prescrire une échographie abdominopelvienne sus-pubienne et
endovaginale.
3. Le bilan diagnostique sera complété par :
si nécessaire un deuxième avis échographique ;
en cas de masse pelvienne indéterminée à l’échographie, une
IRM pelvienne avec injection ;
le dosage du marqueur CA-125.
4. Le bilan d’extension repose sur la tomodensitométrie (thoraco)-
abdominopelvienne avec injection.
5. La prise en charge pluridisciplinaire doit être réalisée sans tarder par
une équipe spécialisée au sein d’un établissement autorisé pour la
chirurgie des cancers gynécologiques.
6. Le diagnostic de certitude de cancer est anatomopathologique.
7. La chirurgie est le premier temps du traitement. Son objectif est la
résection complète des lésions cancéreuses. L’absence de résidu
tumoral est le principal facteur de pronostic.
8. La chimiothérapie est indiquée à titre adjuvant après chirurgie
complète (sauf pour les stades IA G1). Lorsque la chirurgie complète
d’emblée n’est pas envisageable, une chimiothérapie néoadjuvante
est indiquée.
9. Le suivi des patientes traitées repose sur l’examen clinique et le
dosage des marqueurs si initialement élevés, tous les 4 mois
pendant 2 ans, puis tous les 6 mois, pendant 3 ans puis annuel.
Aucun examen radiologique n’est systématique hormis en cas de
traitement conservateur.Le diagnostic peut être évoqué à un stade précoce en l’absence de
symptôme devant une masse annexielle découverte dans le cadre d’un
suivi gynécologique ou d’une échographie.
Le plus souvent néanmoins, le diagnostic est évoqué alors que le cancer est à
un stade avancé. En effet, du fait de la situation anatomique des ovaires,
une tumeur ovarienne peut atteindre un volume important avant de
provoquer des symptômes qui peuvent être très variés et ne sont jamais
spécifiques.
Ils doivent alerter lorsqu’ils sont d’installation récente, perdurent quelques
semaines et qu’ils ne sont notamment pas expliqués par une pathologie
digestive.
Les signes cliniques de découverte d’un cancer de l’ovaire peuvent inclure
notamment :
un simple inconfort abdominal ;
des douleurs pelviennes ou abdominales ;
une augmentation progressive du volume abdominal due à une
masse ou à une ascite ;
des saignements ;
des pertes vaginales anormales ;
des symptômes de compression abdominopelvienne : troubles du
transit, subocclusion, faux besoins, symptômes urinaires
(impériosités, pollakiurie) ;
plus rarement, un œdème d’un membre inférieur, une phlébite ou
une sciatalgie par compression veineuse ou radiculaire ;
une dyspnée qui peut être en rapport avec un épanchement pleural ;
une douleur thoracique ;
une altération de l’état général.
Est-ce que ça répond à ta question

?