Je vous met l'extrait de la ronéo de Ondine de l'année dernière qui peut peut être vous aider
On injecte un antigène (protéine, virus ...) dans une souris, on récupère les
lymphocytes de la rate de la souris (
splénocytes (= cellules de rate) qui contiennent les lymphocytes) qui correspondent à un mélange de lymphocytes qui sécrètent des anticorps pour les différents épitopes de lʼantigène.
On fusionne ces lymphocytes spléniques avec des cellules immortelles qui peuvent se diviser à lʼinfini (cellules provenant dʼun cancer de LB (myélome)).
Ces cellules de myélome sont rendue négative pour lʼenzyme HGPRT (ce quʼil faut savoir cʼest quʼelle est essentielle pour la synthèse des nucléotides, donc pour la synthèse de lʼADN, donc pour la division cellulaire). Donc une cellule dépourvue de lʼenzyme HGPRT est incapable de synthétiser les nucléotides par cette voie, mais la cellule peut utiliser pour se diviser une autre voie pour synthétiser les nucléotides SAUF si cette autre voie est elle aussi inhibée.
On se place donc en en milieu HAT, ce milieu présente une drogue, lʼaminopterine, qui inhibe la voie endogène de synthèse des nucléotides.
-> Donc cette lignée de LB de myélome ne peut pas se diviser (milieu HAT et HGPRT -)
Mais si ces cellules de myélomes fusionnent avec les LB spléniques, les LB spléniques apportent la capacité de se diviser même en milieu HAT car ils sont positifs pour la HGPRT.
On augmente le taux de fusion des cellules en ajoutant le PEG.
On transfert les cellules de lymphocyte B spléniques + les cellules du myélome et on les met en milieu HAT. On a donc 3 possibilités :
- La cellule de myélome seule (si elle nʼa pas fusionné), elle ne pourra pas se diviser à cause de lʼaminopterine (et
parce quʼelle est HGPRT négatif)
- Le LB splénique seul (si il nʼa pas fusionné), il ne va pas survivre non plus mais pour des raisons différentes (il
ne peut pas survivre à plusieurs jours de culture)
- Seuls les cellules qui ont fusionné peuvent se diviser car rendues immortelles (ça vient des cellules du
myélome) et rendue HGPRT positif (ça vient des LB spléniques).
Les cellules fusionnées sont appelées les hybridomes. On les crible pour la production dʼun anticorps monoclonal. Pour faciliter cette étape de criblage, chacun de ces hybridome est transféré dans un puits en plastique (96). Par des méthodes dʼimmunologie, on teste la production de lʼanticorps voulu dans chacun des puits. On a donc notre anticorps monoclonal dans les puits qui répondent positivement.
Une fois quʼon a ces cellules on peut produire les anticorps à lʼinfini car elles sont immortelles, on récupère le surnageant du milieu de culture où se trouve les anticorps monoclonaux qui nous intéressent.