Salut !

Je vois que ta compréhension de ce phénomène n'est pas trop mauvaise, mais il y a quelques confusions. Pour être sure d'être bien claire je vais de réexpliquer tout ça

On a un circuit auquel on applique une tension V : cette tension, c'est une différence de potentiel : elle apporte de l'énergie au système, qui permettrait de déplacer les charges. Mais ici le circuit est ouvert, donc aucun courant ne circule.
On ajoute un rayonnement de fréquence f (donc d'énergie hf) et cette énergie va être absorbée par les atomes, qui vont se retrouvés ionisés : les électrons arrachés au métal sont "en suspension dans l'air" puisqu’à priori ils n'ont pas d'énergie supplémentaire (si la fréquence est importante ils peuvent avoir une énergie cinétique mais admettons que dans ce cas ils n'en n'aient pas).
La tension appliquée va leur permettre de migrer de la cathode vers l'anode, créant un courant électrique (qui va en sens inverse comme tu l'as précisé)
Maintenant admettons que j'augmente V. Les électrons en suspension vont se déplacer plus vite. Mais c'est le rayonnement qui arrache les électrons, donc au bout d'un moment tu auras beau accélérer, tu seras limité par la quantité d'électrons qui peuvent circuler dans ton électrode.

même si V augmente I n'augmente plus !
Quand on parle de puissance ici c'est la puissance du rayonnement, pas du courant électrique donc la formule ne peut pas s'appliquer

Après il y a effectivement un lien entre P et I, ainsi qu'entre f et V. Je m'explique :

Si le rayonnement a une puissance élevée, alors il va arracher beaucoup d'électrons par unité de temps, mais ces électrons auront une petite énergie : ils auront besoin de la tension pour se déplacer.

Si le rayonnement à une fréquence élevée peu d'électrons seront arrachés mais ils auront une grande énergie (Energie proportionnelle à la fréquence) donc auront surement déjà une énergie cinétique, donc besoin d'une petite tension pour créer un courant !
Voilà j'espère que c'est plus clair, n'hésite pas à redemander sinon

Bon courage
