Evidemment certains médicaments agissent sur les protéines plasmatiques, mais il y a une importante nuance à apporter :
Par exemple le clopidogrel (Plavix) est un inhibiteur plaquettaire en se fixant sur les récepteurs thiénopyridine.
Mais dans le cadre du cours on va bien distinguer les étapes PK et PD :
- PK : le médicament arrive dans le sang, se fixe à 98% aux protéines plasmatiques de façon réversible ; ensuite il arrive dans le foie où il est métabolisé par des cytochromes ce qui permet d'avoir le métabolite actif (c'est une pro-drogue)
- PD : le métabolite actif vient se fixer sur les récepteurs thiénopyridine, et va inhiber de façon irréversible l'agrégation plaquettaire
Or avec cet exemple on voit bien la différence, selon si on se situe en pharmacocinétique, ou en pharmacodynamie. Quand le métabolite actif se fixe sur les plaquettes pour les inhiber, on ne se situe plus du tout dans l'étape de distribution, mais on est déjà dans la pharmacodynamie, où, et seulement dans ce cadre, la fixation peut être à l'origine de la réponse pharmacologique.
De plus, le prof ne vous parle même pas de ce phénomène, et en revanche il insiste bien sur le fait qu'un médicament lié n'a pas d'effet pharmacologique.
Bonne après-midi
