Hop hop hop ! Non non, c'est pas ça

Repars à zéro
Dans l'exemple de l'ionisation : le rayonnement (ou l'électron) qui arrive a des propriétés bien définies, il a une longueur d'onde, une fréquence et une énergie (ou une énergie cinétique). Lorsqu'il va provoquer l'ionisation, l'électron émis va avoir une énergie cinétique elle aussi bien définie, donc cette énergie est là aussi
quantifiée.
Il en est de même avec l'
excitation, l'énergie est bien
quantifiée.
Donc lors d'un arrêt par collision, l'énergie est quantifiée ! 
(tu peux donner l'énergie : rayonnement de 450nm par exemple).
Lors de l'arrêt par freinage, l'électron va subir une accélération centripète, ce qui produit un rayonnement d'énergie comprise entre 0 et l'énergie cinétique de l'électron incident, tu ne peux pas dire que le rayonnement vaut 500nm par exemple, tu diras que cette interaction provoque des rayonnements dans la plage [0 ; Ec de l'e- incident] ==>
l'énergie n'est pas quantifiée.Alors oui, si tu imagines que tu prends un unique photon, tu auras une énergie et une seule propre à ce photon (un photon n'a pas plusieurs énergies évidemment), mais ce qu'il faut se poser comme question, c'est :
à l'issue de l'interaction, suis-je capable de donner exactement la valeur de l'énergie du rayonnement ?-
Dans le 1er cas (arrêt par collision), si tu connais l'énergie du photon ou de l'électron incident, tu connais exactement l'énergie de l'électron émis, donc
l'énergie est quantifiée !
-
Dans le 2nd cas (arrêt par freinage), même si tu connais l'énergie cinétique de l'électron incident, tu ne pourras pas donner une énergie absolue, tu ne peux donner qu'un intervalle dans lequel cette énergie est comprise... Donc
l'énergie n'est pas quantifiée ! 
C'est plus clair ?
