A la suite des questions posées à propos des conditions de prélèvement, des contre-indications absolues / relatives (cf hépatite B), voici la réponse du Dr. Grimaud :
"Parmi les pathologies infectieuses du donneur, il faut dissocier :
- celles pour lesquelles l'interdiction de prélèvement est absolue (ex : maladie à prion réelle ou suspectée, infection à VIH, HTLV1 ) ou relative en fonction de dérogations (fonctions le plus souvent de l'urgence ou de la pathologie prééxistante du receveur ) : infection par le VHB et par le VHC.
- celles qui ne font pas l'objet d'une mesure reglementaire,donc discutées au cas par cas, en fonction de la virulence de l'infection et du receveur : herpes, virus rabique, CMV.
- celles qui sont d'origine bactérienne ou fungique ... et mème la siphilis ,où certains proposent d'autoriser le prélèvement à condition qu'un traitement efficace ait été instauré.
Il y a des chapitres entiers concernant ce problème qui évolue en fonction des possibilités thérapeutiques et de la gravité de la "pénurie", donc de l'urgence.
La notion de donneur limite à faire accorder au receveur limite,concerne certes l'age, mais aussi le risque et le portage infectieux."
