Salut
Alors il y'a quelques incompréhensions ici Le message de
Afroblacko est bon, tu peux le garder en tête
colango
Je vais te faire un petit récap:
Il faut que tu comprennes déjà que la PCR est réalisée sur les EXONS(=séquences codantes du gène) au stade d'ADN.
Pourquoi? 
les mutations introniques sont souvent silencieuses (j'y reviens)

les séquences codantes c'est moins de 5% du génome, donc amplifier les introns revient à passer sa vie dans un laboratoire lol
Dans quel cas on fait la PCR?Pour amplifier une région génique d'intérêt.
A la suite de cette PCR on pourra réaliser un séquençage, pour connaitre la mutation.
Tu as donc bien compris que le
syndrome de wolfram est une
pathologie autosomique récessive. Le pb c'est que lorsque tu fais une
PCR-séquençage classique chez l'enfant atteint, tu ne trouve qu'une seule mutation, un seul allèle muté.
C'est pas normal parce que l'enfant est MALADE.

Si la mutation sur l'allèle 2 n'est pas au niveau des exons, elle est surement au niveau des introns.
je ne comprend pas que "le seul moyen de voir ce type de mutation [soit] de travailler sur l'ARNm"

parce que justement, jusqu'ici tu travaillais sur l'ADN.
Avec la PCR classique tu t'occupe du gène avant sa transcription.
La transcription de l'ADN en ARNm et sa maturation n'a pas eu lieu.
Or tu te rappelle, comme Afroblacko l'a dit:
au cours de la maturation de l'ARNm et notamment de l'épissage (= suppression des introns), tu peux avoir une rétention d'intron, qui fait qu'une partie de l'intron ne va pas être éliminée et va "devenir" exon, ou du moins, une séquence codante, qui va donc être traduite en protéine. situation relou : avec intron collant
fagment d'ADN

on récupère les exons (digestion des introns y comprit le petit bout)

séquencage

tout est bon!
Alors
non, tu n'amplifie pas les exons directement.

Pour déterminer la mutation de l'allèle 2, tu laisse l'ADN devenir ARNm et la maturation se dérouler.
De là tu obtiens uniquement une séquence codante. Elle correspond en fait à la suite d'exons de l'ADN initial + une partie de l'intron qui a "muté"
PROBLEME: tu ne peux pas travailler sur l'ARNm, tu ne peux pas l'amplifier directement par PCR.
SOLUTION: tu utilise la reverse transcriptase qui permet a l'ARNm de re-devenir de l'ADN, mais ici on parlera d'ADN complémentaire (ADNc)
Comparaison:

l'ADN initial fait la taille de la succesion d'exons du départ

l'ADN complémentaire fait la taille de la succession d'exons + le bout d'intron
On amplifie par PCR l'ADNc, et on le séquence. Grâce au séquencçage on détecte la nature de ce bout d'intron transformé en exon, qui correspond à la mutation de l'allèle 2.
Au final tu auras la nature des deux mutations nécessaires à rendre l'enfant malade !
Est ce que c'est mieux

?
N'hésite pas si besoin!
Bon courage
