Hey !

Non il n'y a pas d'erreur se sont effectivement deux étapes différentes qui existent bien toutes les deux !

1. On extrait notre ADN foetal quand on veut diagnostiquer l'achondroplasie
2. On amplifie cet ADN foetal par PCR
3. On vérifie les amplicons sur un premier gel analytique, sans utiliser d'enzymes de restriction !
À ce stade on ne fait pas une électrophorèse pour diagnostiquer une mutation, mais pour vérifier que l'on a amplifié par PCR la bonne région d'ADN, on veut être sûrs que nos produits d’amplification ont la bonne taille par rapport aux endroits où on a placé les bornes, sinon toute l'interprétation qui en découle sera fausse et on ne pourra pas tirer de conclusion !
Pour reprendre l'exemple du cours, on va s'assurer que nos produits PCR migrent bien à une hauteur de 164 pb en se fiant à l'échelle de poids moléculaire, mais on n'utilise pas d'enzymes de restriction qui sont censées les cliver en deux fragments de 55 et 109 pb si le patient est muté ! Si tout va bien on est donc supposés obtenir des fragments uniquement à 164 pb !
Les fragments ne faisant pas cette taille seront éliminés, et on récupère les autres pour passer à l'étape suivante

4. Digestion des amplicons qui font bien 164 pb (on vient de le vérifier) par des enzymes de restriction (BfmI ou HpaII d'après notre exemple)
5. On met les produits de digestion sur un deuxième gel analytique, et cette fois-ci l'électrophorèse nous permettra de poser un diagnostic ! (seulement à partir de cette étape on cherche si on a des fragments de 164 pb quand la séquence est saine, ou deux fragments de 55 et 109 pb quand la séquence est mutée)
C'est plus clair ?
