par luciférase » 14 Oct 2018, 22:27
En fait dans la membrane plasmique il y a des protéines mobiles et des protéines immobiles, la proportion de protéines mobiles par rapport aux protéines immobiles témoigne de la fluidité de la membrane : plus y il a de protéines mobiles dans la membrane, plus cette dernière est considérée comme fluide.
Grace aux techniques de photoblanchiment, tu peux arriver à estimer la proportion de protéines mobiles dans la membrane : si la fluorescence revient complètement après irradiation (là on parle du FRAP), c'est que toutes les protéines sont mobiles (puisqu'elles se sont déplacées jusqu'à l'endroit précédemment irradié) --> la membrane est très fluide.
Si au contraire la fluorescence ne revient pas du tout, c'est que toutes les protéines sont immobiles (puisqu'elles ne se sont pas déplacées jusqu'à l'endroit irradié) --> la membrane est très rigide.
En pratique, les protéines de la membrane ne sont pas toutes mobiles ou toutes immobiles : certaines sont mobiles, d'autres pas. Si on observe un retour de fluorescence équivalent à la moitié de la fluorescence avant irradiation, on en conclut que la moitié des protéines sont mobiles et l'autre moitié sont immobiles (puisqu'une partie de la fluorescence est revenue mais pas complètement !)
Du coup on parvient à estimer la fluidité de la membrane en regardant l'intensité du retour de fluorescence après irradiation : plus elle revient, plus les protéines sont mobiles et la membrane est fluide. Moins elle revient, plus les protéines sont immobiles et la membrane est rigide.
CHEF TUT' LOGISTIQUE 2019/2020 Tutrice de Biocell' 2018/2019 