Salut !
On doit bien arrêter l'alimentation/hydratation.La prof faisait référence à la difficulté qu'ont les proches d'accepter une telle chose (qui ont peur que le patient meure de faim ou de soif avant de mourir de sa maladie).
Cependant, dans les faits :
Le patient en fin de vie ne meurt pas de faim car il n'a pas faim, il ne meurt pas de soif car il n'a pas soif. Et ce qui permet de combattre la sécheresse de bouche sont des soins techniques que savent réaliser les infirmières et les soignants.
Il n'y a donc aucun inconfort dans l'arrêt de cette nutrition et de cette hydratation.
La mort est liée à la maladie arrivée en phase terminale. L’arrêt total de l’alimentation et de l’hydratation ne provoque pas un décès immédiat et il n’induit pas de souffrance physique. L’alimentation et l’hydratation n’influent, à ce stade, que peu sur la durée de vie mais la gestion raisonnée de ces deux éléments influe de façon importante sur la qualité de vie et de confort des derniers jours de la vie. Accepter l’arrêt de l’alimentation est souvent la première étape de la prise de conscience d’une mort proche.
Le patient ne mangeait/buvait pas, il était nourri/hydraté via des perfusions
(nutrition parentérale) : on ne le
prive pas de nourriture/d'eau étant donné que de toutes façons il ne pouvait plus rien ingérer.
Dans cette situation, la nutrition fait partie des
thérapeutiques et non des soins étant donné qu'elle maintient le patient en vie au même titre que les machines qui lui permettent de survivre.
C'est plus clair pour toi ?
