Coucou
Alors en technique COURANTE au laboratoire ils ne sequencent que la partie codante du génome = les exons = l'exome pour 2 raisons :
1ère raison: Si tu reprend le raisonnement de la formation d'une protéine, après transcription, normalement, à l'étape de maturation les introns sont excisés (le spliceosome les virent) et les exons sont reliés entre eux donc
les introns n'ont normalement aucun impact dans la protéine finale. Donc si on pense qu'elle beug (responsable d'une maladie du coup) on s'oriente
plutôt vers un problème d'exon (c'est d'ailleurs le cas pour la majorité des patients) une mutation d'un nucléotide par exemple.
-> comme c'est le plus courant on fait ça en première intention et dans la majorite des cas on trouve la mutation et on pose le diagnostic. On ne pense donc pas du tout de suite aux introns, c'est que si vraiment on ne trouve pas dans les exons et qu'il faut expliquer une probable maladie comme dans l'exemple du cour.
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Dans le 2ème cas possible de Syndrome de Wolfram développé par la prof c'est différent, car on a bien trouvé une mutation sur un exon pour l'allèle reçu du père mais le maternel paraît normal !
-> or comme le patient à tous les signes cliniques d'un syndrome de Wolfram et que cette pathologie est autosomique RECESSIVE on est obligé d'aller plus loin et de chercher où est le problème sur l'allèle maternel.

D'où le séquençage de l'ARNm plus représentatif de la protéine -> s'il y'a eu un problème au niveau de la maturation on le remarquera au niveau de l'ARNm (ici en l'occurrence avec le site cryptique d'épissage qui donne un ARNm plus long et la séquence intronique normalement non codante sera traduite et la protéine produite ne ressemblera plus a rien -> plus fonctionnelle).
2ème raison : On a séquencé l'exome humain entier donc, même s'il y'a des variations interindividuelles minimes, les gènes restent environ les mêmes. Ça nous permet d'avoir une
"base de données" de ce qu'est un gène "normal" d'individu sain et du coup le
comparer avec un individu apparemment malade et observer la différence en terme de nucleotides pour conclure à une mutation (pathogène ou non c'est une autre histoire).
-> C'est comme ça que les scientifiques ont repertoriés dans la fameuse "littérature"= les revues scientifiques les mutations trouvées dans chaque syndrome
ex: «voilà on a observé chez un patient que la mutation du nucleotides 1456 sur l'exon 6 substitution du C en T donnait bien un phénotype malade» donc si plus tard on retrouve quelqu'un avec la même mutation on peut dire que oui cette mutation est probablement bien responsable de sa maladie.

Car Attention, toutes les mutations ne conduisent pas à des pathologies certaines sont bénignes et elles participent alors juste à la diversité entre les humains !
Or, on n'a
pas de base de données sur les introns, on ne peut donc pas comparer . Et même si on en avait une on ne serait pas à même de savoir si elle a un effet vraiment ou non et est pathologique vu l'instabilité des introns -> (en gros c'est trop galère on se fie pas aux introns en première intention).

Enfin, ici la mutation dans l'intron à en effet donné un site cryptique d'épissage mais d'autres types de mutations peuvent être à l'origine de maladie et ça on le sait pas encore en voyant arriver le patient dans notre cabinet!
J'espère que c'est plus clair pour toi ?
Bon courage
