Salut!
Alors, c'est pas vraiment
"si on a plus de compassion pour un que pour un autre, il sera plus suivi", il faut respecter le principe de justice/équité
C'est plutôt que : le rôle des émotions va être pris en compte, parce que ces
émotions nous renseignent sur les
principes qui risquent d'être
malmenés dans une situation donnée, elles nous rappellent les
valeurs morales auxquelles nous sommes attachés Je m'explique :

C'est parce que tu éprouves de la
compassion pour ton patient que tu vas avoir envie de le soigner, de l'aider, d'abréger sa souffrance et donc d'appliquer le principe de
bienfaisance 
Comme tu
respectes la dignité de ton patient, tu estimes normal qu'il puisse être
autonome et prendre ses propres décisions

La
crainte de nuire au patient te fait réfléchir à 2 fois avant d'agir et donc t'éveille au principe de
non-malfaisance 
La
perception d'un risque d'iniquité te rappelle l'existence du principe de
justiceSi par exemple on ne prenait pas en compte notre crainte de nuire au patient, on serait tenté de faire tout un tas d'examens sur le patient qui pourraient lui induire des souffrances qui ne feraient pas de sens pour lui, et donc on serait des techniciens de santé et non des soignants humains ! Pour résumer,
l'accès aux principes éthique se fait grâce aux émotions (compassion, crainte, respect de la dignité, perception d'un risque d'iniquité) suscitées par des situations particulières et donc c'est pour ça qu'on dit que le rôle des émotions et du contexte est pris en compte en éthique
Est-ce que c'est plus clair ?
