par Margaux » 19 Sep 2009, 19:42
Salut,
C'est exact, les deux techniques peuvent servir à visualiser de l'ADN.
Mais différemment:
-le DAPI (ex. de fluorescence induite) se fixe sur les paires de bases A-T de l'ADN. Comme on retrouve ces paires de bases un peu partout dans l'ADN, le DAPI va se fixer un peu sur tout l'ADN.
=>on aura coloration du compartiment contenant l'ADN, soit coloration du noyau.
=>on sera renseigné sur la quantité d'ADN contenue par chaque cellule; si une cellule est deux fois plus fluorescente qu'une autre, elle contient deux fois plus d'ADN: on sait qu'elle vient de répliquer son matériel génétique, donc on a obtenu des informations sur le cycle cellulaire.
-dans une technique de FISH, on veut visualiser une séquence d'acides nucléiques (ADN ou ARN) particulière (ex.: un gène) donc on va s'arranger pour produire en laboratoire une sonde qui soit 1.complémentaire de la séquence qu'on veut voir et 2.fluorescente pour être repérable.
Comme la sonde fluorescente est complémentaire de la séquence qu'on veut voir, elle n'ira pas s'associer avec n'importe quelle partie de l'ADN, mais juste avec celle à visualiser (après dénaturation de l'ADN pour que la sonde et la séquence à visualiser puissent s'associer).
Pour résumer, la fluorescence induite permet de voir l'ADN dans sa globalité alors que le FISH repèrera uniquement une séquence particulière.
Est-ce que c'est plus clair maintenant ?
GFP-certifiée: Tut'BioCell saison 2009-2010