onjour à tous,
En ce moment, il y a un débat qui est apparu sur e-carabin (section ami et admin, donc à laquelle la plupart des étudiants n'ont pas accès) et je pense qu'il est important de vous en parler.
Il concerne l'intégration facultaire. Kesako ?
En gros, cela aurait pour objectif de pondérer nos résultats aux ECN par nos résultats au cours de nos études.
En gros, les ECN serait pondéré par une note continue. Pour l'instant, c'est très très flou sur la façon dont cela se ferait. On ne sait pas si ça serait l'ensemble de notre externant qui serait pris en compte, le CSCT (module 11), si ce sont les notes qui comptent ou au contraire le classement.
Bref, c'est le vide total.
Reste que c'est une très forte volonté de la part de nos doyens (le Pr. Benchimol nous avaient présenté un prototype sur lequel travaillait les doyens, véritable usine à gaz à mon sens dans l'état où il était présenté), et de nos ministère de tutelle.
Pour quelles raisons me direz vous ? D'une part, je pense qu'il y a une poussée des doyens qui en ont marre de voir une désaffection des cours et de l'enseignement facultaire, et d'autres parts, je pense qu'il y a une volonté de raccourcir la durée des ECN et donc de diminuer les couts.
Donc en gros, si on devait récapituler les points forts et les points faibles (résumé entièrement pillé du poste de Ingrid Bastide, prez de l'Anemf) :
Alors pour les points positifs évoqués par les doyens et relevés par certains d’entre vous :
- ne plus jouer notre destin en « one shot » sur 3 jours avec à l’appui l’étude Cristolienne évoquée par Jeff Surrault constatant que « un étudiant médiocre n’aura pas par miracle un super classement mais un étudiant n’est pas à l’abri d’un raté. »
(d’ailleurs, si vous avez cette analysé pourriez-vous me la faire parvenir, svp ?)
- favoriser le travail régulier des étudiants et donc diminuer le bachotage
- revaloriser l’enseignement de la faculté (et leur implication dans la pédagogie), l’assiduité des étudiants en cours)
- « nous ne sommes pas là pour former des savants des médecins compétents et cliniciens » : argument avancé par les doyens mais l’évaluation des stages est cependant impossible à l’heure actuelle et ils en sont conscients.
Pour les points négatifs :
- désertion des stages et de l’enseignement clinique (donc perte des capacités des étudiants à pratiquer des examens cliniques) pour le bachotage des items très tôt car un « contrôle continu » entrainerait une pression continue sur de la théorie (Je rappelle que l’évaluation de la clinique et son intégration dans les ECN n’est pas encore au goût du jour) .
- Une pression pendant 3 ans (si l’intégration de l’enseignement prend en compte le classement des étudiants sur 3 ans) d’où des répercussions en terme de qualité de vie, de moral, de vie sociale et de temps de loisir.
- Une transformation de nos études en concours permanent
- Une disparition de la notion de confrère, de la possibilité de développer un environnement de travail entre étudiants qui soit coopératif avec cette hiérarchisation des étudiants, collègues en phase d’apprentissage pour un même métier.
- Appauvrissement de la qualité de formation et surtout d’évaluation des étudiants.
- Les examens en sous-groupes (trimestrialisation des cours couplés aux stages) se transformeraient en un examen unique
- Développement des boîtes privées pendant toute la scolarité
- Risque d’un glissement inéluctable des années vers la préparation du concours : la P2-D1 commencerait à être des années de préparation à l’externat avec une diminution de l’impact et de la mise en valueur de la « pré-culture médicale » avec la sémiologie, la physiologie et la biologie.
Les raisons qui font que ce n’est pas possible à l’heure actuelle :
- Aucune égalité n’est réellement possible sans une uniformisation totale de l’externat (même cours au même moment, même module avec même épreuve ou banque nationale de cas cliniques…)
- Le classement entre les facultés nous montre bien qu’il y a des disparités de formations et donc des disparités entre les étudiants.
- La subjectivité des examinateurs lors des oraux (du CSCT par exemple) et la multiplication des possibilités de fuite ou de favoritisme.
Donc je pense qu'il est important d'avoir votre avis à ce sujet parce que ça vous concerne, que l'Anemf puisse avoir une position claire (débat longtemps évité par les Admins car il y a un rejet total mais si on reste sur cette position, très clairement, ça va se faire sans nous)et parce que ça peut me donner une orientation lors de discussion avec la comission de la pédagogie.
Donc ma question est : qu'en pensez vous ?