Salut à tous !
Déjà désolée pour le délai, j'ai essayé de faire en sorte de vous donner la réponse la plus complète possible
Accrochez-vous pour lire tout ça ça pique très fort je préfère prévenir mdr.En éthique appliquée, on distingue trois paradigmes fondamentaux : les éthiques de la vertu (non abordées par la prof) les éthiques
déontologiques (Kant) et les éthiques
conséquentialistes (utilitarisme).
Le déontologisme et le conséquentialisme représentent deux manières
d’évaluer une action morale, ce qui affecte la manière d'aborder
l'autonomie du patient.
Le déontologisme :
Conséquences ? Les morales de type déontologiques, comme le kantisme, insistent sur le fait que
la morale doit être évaluée indépendamment de ses conséquences.Le jugement de la moralité d’une action se fait en fonction de devoirs, obligations ou interdits moraux.
Cette action est intrinsèquement bonne ou mauvaise selon qu’elle correspond ou non à des lois ou devoirs (ex : « ne pas tuer». Tuer est mauvais en toutes circonstances). Un acte bon est un acte bon « en soi », par définition.
Autonomie ?La morale de Kant, qui est une morale déontologique, considère que
la volonté au sens fort prime. L’autonomie, dans la philosophie morale d’Emmanuel Kant, est le fait de se donner à soi-même sa propre loi
(vs hétéronomie).
Le principe d’autonomie renvoie particulièrement à la
liberté et à la
décision singulière d’une personne face à un choix et cette singularité est bien souvent traduite par individualité voire
individualisme.
Dans le contexte des LATA par exemple, on prend en compte la volonté propre du patient : s'il existe des directives anticipées, on s'intéresse à ce qu'il veut pour lui et non à ce que sa famille voudrait.L'utilitarisme :
Conséquences ? Il s'agit une doctrine éthique qui prescrit d'agir
(ou ne pas agir) de façon à maximiser le bien-être du plus grand nombre. La valeur morale d'une action est déterminée seulement par sa contribution à
l'utilité générale. Elle est par conséquent une forme de conséquentialisme, ce qui veut dire que
la valeur morale d'une action est déterminée par la totalité de ses conséquences.
Autonomie ?L’humain se caractérisant par cet « être-en-relation », peut-il réellement croire à une décision unilatérale, personnelle, singulière
(autonomie kantienne) ?
L’humain ne peut pas vivre sans ces relations : toute décision personnelle n’est que synthèse de toutes les informations données par tous ceux qui l’entourent.
Les utilitaristes pensent que l’autonomie kantienne est irréalisable car elle renvoie à une autodétermination pure et simple est déshumanisante
(puisque n’acceptant plus comme essentielle cette interrelation). Les utilitaristes invitent à passer du principe autonomie au principe de
« conomie », c’est-à-dire celui qui permet de « donner sa loi », dire son choix en acceptant le processus d’interaction si riche et si propre à la décision humaine.
Dans le contexte des LATA par exemple, il faut prendre en compte l'utilité sociale de l’individu, les conséquences de l'arrêt des soins pour la société, et non plus pour le patient singulier.
L’enfant à venir est-utile à son ou ses futurs parents ? Quelle est l’utilité sociale d’une fin de vie qui s’éternise ?
La réponse est binaire (oui ou non).Dites moi si c'est un peu plus clair pour vous...
Point positif : la prof insiste surtout sur la différence entre autonomie kantienne et hétéronomie, elle ne passe que brièvement sur cette partie (ce qui est en italique page 7 de la ronéo n'a même pas été mentionné à l'oral).Courage n'hésitez pas à me relancer si ça coince quelque part.
#rendezGrimaud